Agroalimentaire: Des huiles 100% bio pressées à Froid attirent

Pour sa première participation au Salon International de l’Entreprise, de la Pme et du Partenariat (Promote) en 2026, l’entreprise Kys Sarl Food Industries basée à Douala, mise sur le « manger sain » et présente des huiles de sésames, d’arachide, de courges et de soja, mais aussi des farines et semoules issues de la transformation. L’objectif étant de se faire connaitre du Public camerounais avec des produits bio à prix promotionnels.

Dans les allées bondées du salon des entreprises et des Pme à Promote au cœur de la capitale politique camerounaise, les effluves de sésame grillé et d’arachide fraîchement moulue guident les visiteurs vers un stand spécifique, spécialisé dans la production des huiles bio pressées à froid. C’est la Pme Kys Sarl Food Industries. Derrière le comptoir, Inès Kamga, représentante de ladite entreprise, enchaîne les explications avec une énergie communicative. Pour cette jeune structure soutenue par le Fonds National de l’Emploi (FNE), l’événement a valeur de baptême du feu. L’objectif ici est d’installer une nouvelle marque dans le paysage agroalimentaire national et initier les consommateurs au réflexe bio. « C’est un produit qui entre nouvellement sur le marché camerounais avec nos différentes transformations, nous voulons vulgariser le manger bio, pour que les populations locales aient enfin accès à une alimentation saine, exempte de produits chimiques de synthèse », a expliqué Inès Kamga, entre deux dégustations.

À l’heure où les maladies métaboliques et les préoccupations liées à la sécurité sanitaire des aliments grandissent dans les centres urbains du pays, le positionnement de Kys Sarl Food Industries résonne comme une promesse thérapeutique autant que gastronomique. Au centre de la stratégie de l’entreprise se trouve un choix technique sans concession qui est celui de l’extraction par pression à froid. Contrairement aux huiles raffinées industrielles de grande consommation, qui subissent des chauffages à haute température et des traitements chimiques (solvants, blanchiment, désodorisation) altérant leurs qualités nutritionnelles, la méthode de Kys Sarl Food Industries préserve l’intégralité des nutriments. Les vitamines E, les acides gras essentiels tels qu’Oméga-3, 6 et 9 ainsi que les antioxydants naturels des graines restent intacts.

La gamme présentée au salon s’articule autour de quatre graines oléagineuses rigoureusement sélectionnées à l’instar du sésame, de l’arachide, la courge et le soja. Chacune possède des vertus spécifiques que l’entreprise s’attache à valoriser auprès d’un public curieux mais parfois intimidé par ces nouveautés. Pour séduire, Kys Sarl Food Industries a choisi de frapper fort sur le levier des prix, appliquant des tarifs promotionnels agressifs pendant toute la durée du salon qui fermera ses portes le 21 juin 2026. Le litre d’huile d’arachide est ainsi proposé à 2 500 FCFA, celui de soja à 7 000 FCFA, tandis que le sésame s’affiche à 7 500 FCFA. L’huile de courge, véritable produit d’exception reconnu pour ses bienfaits sur le système cardiovasculaire et la prostate, s’écoule quant à elle à 30 000 FCFA le litre. « En grande surface, les prix ne sont pas du tout pareils », a précisé Inès Kamga, prenant pour exemple le sésame, qui culmine d’ordinaire entre 8 000 et 10 000 FCFA dans les circuits de distribution classiques.

Mais la véritable innovation de Kys Sarl Industries réside peut-être dans son modèle économique, profondément ancré dans les principes de l’économie circulaire et du « zéro déchet ». Après extraction mécanique de l’huile, la matière solide restante appelée tourteau n’est pas rejetée. Elle est minutieusement séchée, broyée et tamisée pour donner naissance à une seconde gamme de produits tels que des farines et des semoules à haute valeur protéique. Au salon Promote 2026, le kilogramme de ces farines est cédé à 1000FCFA, contre 1500 Fcfa en temps normal. Kys Sarl tisse progressivement sa toile et l’objectif de sa participation à Promote sous la coupole du FNE dépasse la simple vente au comptoir. Il s’agit de séduire les grossistes, les gérants de supermarchés et les investisseurs.

Par Arnaud Joseph Etoundi

 

 

 

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